La musique

L’irrésistible Ettore Bastianini, Figaro facétieux et flamboyant, entraîne une distribution italienne de légende dans cet enregistrement de référence du chef-d’œuvre comique de Rossini.

L'essentiel

  • Le chef-d’œuvre absolu de l’opéra bouffe.
  • Une mise en scène jubilatoire signée Damiano Michieletto.
  • Une double distribution de rossiniens émérites, emmenée par Jack Swanson / Léa Desandre puis Josh Lovell / Marina Viotti.

L’argument

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Séville, au XVIIIe siècle. Le comte Almaviva, grand d’Espagne, est épris de Rosine, la pupille de Bartolo. Mais Bartolo entend épouser la jeune fille. Figaro, le barbier de Bartolo, joue l’entremetteur. Après moult péripéties, qui ont toutes pour cadre la demeure de Bartolo, ce dernier finira par consentir au mariage des deux amants.

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L’héritage 

« Elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ? »
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(Le Barbier de Séville, Acte I, scène 2)

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Les langues n’auront jamais été aussi déliées que dans Le Barbier de Séville. Musique et texte s’y déversent crescendo dans un flot inarrêtable de cabrioles et de vocalises, avec la même jubilation, le même appétit pour le comique de mots, de caractères et de situations. En dépit d’une première accidentée, tant sur scène que dans la salle du fait des provocations des partisans du Barbier du maître Paisiello, le Figaro de Rossini marque durablement les esprits, dès son « Largo al factotum », une cavatine virtuose à la mesure de son génie. Figaro survole tout, devançant toujours les attentes, inarrêtable même dans le concertato de stupeur « Fredda e immobile », où il suit sa propre ligne. Mais s’il n’y avait que lui ; l’œuvre est un concentré de morceaux de bravoure, airs, duos, ensembles et finali, où chaque personnage régale. Mais, au comble de sa « folie organisée », Rossini sait aussi mater le crépitement des syllabes pour les délayer dans des mélodies tendres et suaves typiques du bel canto, dans les sérénades du Comte ou dans les cabalettes avec da capo de Rosine et d’Almaviva. À partir de 1819, le compositeur se détourne de l’opera buffa, quatre ans après en avoir signé l’un des sommets. 

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Le parti pris 

« Cette image, qui se présente à moi, n’est liée à aucune représentation précise de l’Espagne. Ce pourrait être un quartier de n’importe quel pays méditerranéen. »
(
Damiano Michieletto)

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Damiano Michieletto sert l’énergie et le rythme de l’ouvrage avec un sens aigu du théâtre et du détail. Sévillane, napolitaine ou vénitienne, sa production fait dialoguer l’héritage de la commedia dell’arte et du carnaval avec celui de la movida. Cette esthétique du « trop-plein » assumée projette le spectateur et les chanteurs dans un tourbillon de couleurs et de textures. Dans cette agitation permanente, la direction d’acteur, l’abondance des accessoires et de la figuration forment un pendant idéal à la musique, à la complexité de ses structures, au fourmillement de ses trouvailles et aux sémillances de l’orchestre. Le metteur en scène donne à saisir la nature même du monde rossinien et du théâtre critique des Lumières qui l’inspire : un univers tout de mouvement et d’intrigues, où les situations et les identités sont promptes à se renverser. 

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Au cœur de la production 

« Le rythme est fondamental chez Rossini. Pour maintenir ce rythme, nous avons imaginé un dispositif scénique complexe : une scénographie qui épouse les accélérations et les respirations de l’œuvre. »
(Damiano Michieletto)

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Réaliste et bigarré, le décor conçu par Paolo Fantin retranscrit avec un luxe de détails l’atmosphère d’un immeuble populaire animé par le chassé-croisé incessant des habitants du quartier. Comme sur une page de bande dessinée, l’action se démultiplie dans les cases de chaque appartement sans perdre en cohérence visuelle et dramatique. Par l’effet de la tournette, le spectateur part à la suite de Figaro prendre le pouls de la ville et se délecter d’une comédie au visage bien humain. 

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OPÉRA BUFFA EN DEUX ACTES, 1816

En langue italienne

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Mise en scène 

DAMIANO MICHIELETTO

Reprise (création : 2014)

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Direction Musicale*

JADER BIGNAMINI / FRANÇOIS LÓPEZ-FERRER 

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Avec notamment* 

JACK SWANSON / LEVY SEKGAPANEIL
COMTE D'ALMAVIVA

‍NICOLA ALAIMO
BARTOLO

LEA DESANDRE / MARINA VIOTTI
ROSINA

HUW MONTAGUE RENDALL / ANDRZEJ FILOŃCZYK
FIGARO

ADOLFO CORRADO
BASILIO

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Orchestre et Chœurs de l’Opéra national de Paris

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3h15 avec 1 entracte.

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*Pour les dates précises de distribution, se référer au site internet de l’Opéra national de Paris.

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